Galaxie 500 "La session d’enregistrement de “When will you come home ?”, “On Fire”, 1989"
Tout part de là ! Dean Wareham entre dans l’histoire du Rock en janvier 1989, pile 20 ans, à un an près !
La gonade droite coincée dans la fermeture éclair de son jean 500 Levi’s, Dean Wareham enregistre et braille à la Lune (la Luna en espagnol - sa mère est d’origine mexicaine) la partie de voix de « when will you come home ? ». Cette technique de chant, dite « voix de tête » (« head’s voice » en anglais), fera pendant longtemps les beaux jours de Galaxie 500. Ce morceau est entièrement consacré à son ex-copine, qui vient de le quitter. On le sait maintenant mais pas à l’époque, elle ne reviendra pas et ce n’est qu’en 2001 enfin qu’il rencontre la très belle Britta.
12 ans de basses eaux, la crème au bord des lèvres où Dean Wareham écrit les plus belles pages du rock velvetien américain avec une voix de castra, mais pas toujours. On peut citer sans problème les 3/3 des albums de Galaxie 500 et les 4 premiers Luna (la « lune » en français, toujours en hommage à sa mère). Puis Britta arrive et Dean lance alors Luna sur la pente glissante d’un rock trop chiadé pour moi… Plus tard, pendant la saison 2005-06, le couple se cherchera longtemps un nom de groupe, très longtemps : Dean & Britta. L’OL survole le championnat cette année là, reléguant l’OM à près de 25 pts ! (24 pts exactement)
Bref, Kramer comme d’habitude (le Kramer que tout le monde connaît de Shimmy Disc, très mal interprété, soit dit en passant par Robert Redford 500 dans le film sur son divorce ou alors c’était Dustin Hoffman ?), enregistre ce chant de désespoir. Après une intro guillerette, presque pop, au bout de 2’20 Dean se retire en larmes, la gonade en sang et laisse la place à une envolée de guitares maitrisées mais toute en tension (explosera, explosera pas ?) pour se terminer en 5’20 qui sont passées comme une lettre à la poste ! On croirait entendre un solo de Sterling Morrison dit ! Il jouera d’ailleurs sur le 2ème album de Luna, « Bewitched » en 1993.
L’album « On Fire » est enregistré de la sorte, du génie comme le sublime « Strange ». « Blue Thunder » titre phare du E.P. sera l’occasion de reprendre « Ceremony » de Joy Division (ou New Order, mais alors avec un Barney qui chante juste) en face B. C’est un succès mondial pour le groupe qui venait de signer, pile poil le 2 janvier 1989 après un réveillon à Londres qui reste dans les mémoires de ceux qui y étaient et qui osent en parler, chez les anglais de Rough Trade. Dans l’année le Mur de Berlin tombe. Tu m’étonnes !

Après un concert dévastateur à Berlin, Galaxie 500 a rendez-vous avec l’Histoire :
une Galaxie 500 « russe » passe le Mur de Berlin le 9/11/1989 à Checkpoint « Charlie » Watts.
Damon conduit, Dean tient les passeports et Naomi est dans le coffre. On voit distinctement un petit homme brun de droite et qui a de l’avenir ! A gauche de la photo Boog, Pierre et Jérôme en gentils fans poussent la voiture, panne sèche pour Galaxie 500…
C’est moi qui tiens une feuille où figure un précieux autographe de Dean, je me sens libre !
Photo : Maurane Tucker
Alors c’est quoi la morale de l’histoire ? Le rock c’est simple :
Une fille qui te quitte, une bonne dose de Velvet Underground et on enregistre…
Le reste c’est du blah-blah.
Domino réédite les 3 albums de Galaxie 500 (version « reissue » de chez Ryko mais augmentée) le 22 mars 2010 en double CD. Plus d’infos ici
Lou Weed, “Talk on the wild side”
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