Gregg Kowalsky "Higher than the zen"
Les drones de Gregg Kowalsky devraient remplacer le silence.
Tape chants : deuxième album du canadien sur Kranky records. Là où son prédecesseur touchait déjà au génie, celui ci pousse encore plus loin vers des explorations spatiales et contemplatives baignées d’une espèce d’hypnotisme minimaliste super zen. Le son y est cotonneux, sublime, bizarrement détraqué parfois, et les morceaux sont en perpétuelle évolution, certes extrèmement lente, mais d’une précision microscopique. Allongé, en marchant, sous influence ou même en dormant, cette musique s’immisce inéxorablement dans le cerveau de l’auditeur et y développe un sentiment de bien-être et de calme absolu.
Et il n’y a absolument rien d’intellectualisé ici : ce disque peut autant s’écouter que Loveless (My Bloody Valentine) ou encore Discreet music (Brian Eno). Le concept est trés réfléchi et complètement assumé mais le résultat est un havre de paix étrange et psychédélique.
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