Primavera Sound 2010
| ARTISTE
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5 juin 2010
Festival « Day 3 : Atlas Sound, The Slits, Florence & the Machine, Grizzly Bear, Ben Frost, No Age...
Primavera Sound 2010 "Samedi"
Dernier jour. Les organismes sont fatigués. Le mien particulièrement.
Atlas Sound pour commencer. Que demande le peuple ? Qu’il joue plus longtemps peut-être. Parce que Bradford Cox étale toute sa classe (et tout son album ou presque) sur la scène Pichfork et c’est encore une fois l’une des plus belle prestation du festival. Seul à la guitare, il enchante un public qui reprend un choeur ses plus beaux morceaux. Une batterie est là, mais elle ne servira à rien. Une guitare et des pédales (de guitare), ça suffit.
Et puis là c’est le temps mort. The Slits ont du mal à me convaincre, et puis c’est le début de la purge Florence & the Machine. Je n’ai pas compris. Elle chanterait en français on l’appellerait Mylène Farmer. Je m’emmerde sec.
Je vais donc me placer dans les gradins pour attendre Grizzly Bear. Les américains n’ont pas convaincu tout le monde mais j’ai eu exactement ce que je voulais. Là où certains ont vu quelque chose de mou, de chiant, j’ai vu quelque chose de délicat, de très beau, de léché. Oui, Grizzly Bear peuvent exaspérer dans leur quête de perfection pop (oui Boog...) mais le truc, c’est que très souvent il s’en approchent vraiment. J’ai eu des frissons sur Knife et ça a suffit à mon bonheur. Et puis en ce samedi soir, je n’en demande pas plus.
Changement d’ambiance pour No Age. Point de recherche de perfection pop, ça déménage et c’est parfait. Grosse découverte pour moi avec ce groupe qu’on m’avait tant vanté et que je n’avais jamais vraiment écouté, je vais corriger ça tout de suite. Un trio surpuissant avec un batteur / chanteur incroyable.
Parfait pour reprendre un peu d’énergie avant le concert JOUISSIF de Liquid Liquid qui se chargent de transformer la scène ATP en dancefloor géant. Une basse et des batteries / percu (SOLO DE CLOCHE !). Le groupe un peu remis en selle par DFA ces dernières années prouve qu’il n’a rien à envier aux jeunes qu’il a enfanté. On dirait du ESG. C’est énorme.
Je suis tellement scotché que je décide d’attendre pendant le changement de plateau, je zappe tout le reste et j’attends Ben Frost. Ce n’est peut-être pas le moment idéal pour écouter cet islandais d’adoption et ses bidouillages ambiant / noisy mais je passe un très très bon moment.
Ca sent la fin et je me dirige vers la scène Pitchfork pour The Field qui m’avaient tellement plu aux Airwaves. Ca commence electronica et puis c’est le rouleau compresseur habituel. Machines / batterie / basse suffisent à retourner un dancefloor. La classe scandinave.
Et comment ne pas finir un Primavera avec DJ COCO !!! L’espagnol se fait son egotrip chaque année. Il cloture son propre festival, il ne sait pas vraiment mixer mais qu’est ce qu’on s’en fout. C’est ambiance rockstore (ou n’importe quel club rock de n’importe quelle ville) puissance mille ! Il enchaine (enfin il les enchaine pas vraiment en fait) les tubes pendant que le soleil se lève, et les quelques milliers d’irréductibles pensent déjà à l’année prochaine.
Merci DJ COCO, merci à mes amis pour ces trois jours géniaux, et quoi qu’il arrive, on sera là en 2011.
1er juin 2010
Festival « Day 2 : Scout Niblett, Here We Go Magic, Beach House, Shellac, Pixies, Major Lazer...
Primavera Sound 2010 "Vendredi"
Réveil difficile le vendredi, mais programme alléchant.
Bon on ne va pas se mentir, il m’était physiquement impossible d’être au forum à 16h, ni à 18h d’ailleurs. J’arrive donc pour Scout Niblett à 19. Premier concert en mode gradin / pinte / soleil / on est au top. Apparemment Scout passe un bon moment aussi, elle sourit (sisi) et son set est de très bonne facture. Petit passage seule à la batterie un peu chiant mais on lui pardonne aisément.
Et puis ce début de soirée sera celui de l’arrêt prolongé sur la pelouse synthétique du lounge. On compare nos photos, on s’attarde sur le programme "ah tiens on est en train de rater Beak, et Ganglians, oh écoutez c’est le tube de Spoon qu’on entend là, bon allez on va aller voir Spoon un peu". Ben j’en ai tellement peu vu que je n’ai rien à en dire, si ce n’est que les espagnols aiment bien parler pendant les concerts, sauf qu’ils sont pas dans le coin lounge, ils sont devant la scène.
Et viens le moment "choix douloureux". Here We Go Magic ? Beach House ? Wire ? Je choisis les premiers, je suis le seul parmi mes amis et je suis l’un des rares sur le site. Here We Go Magic débarquent sur la scène Pitchfork, le public est très clairsemé (la scène ATP dégueule de monde pour Beach House) et donnent un concert parfait. Bonne humeur, des nouveaux morceaux, qui commencent souvent très pop avant de finir très shoegaze / psyché, c’est la classe. Un de mes concerts du festival.
C’est donc tout joyeux que je traverse le forum pour rejoindre Panda Bear sur la scène Vice. Jolie erreur de la part des organisateurs que de programmer notre bidouilleur préféré sur la plus petite scène. Résultat, c’est blindé, et pas très agréable. Le set est très très ambiant (principalement composé de morceaux du prochain album). Le disque sera surement très réussi (en d’autres circonstances j’aurais surement adoré le show) mais là le cadre ne s’y prête pas et je décroche assez vite. Et puis Shellac vont pas tarder à commencer. Les résidents du Primavera sont donc là (c’est mon 8ème concert du groupe dont 4 à Barcelone) et le trio donne probablement sa meilleur prestation depuis le mythique Auditorium en 2006. Setlist un peu renouvelée, une pêche d’enfer, les questions / réponses, tout y est. Prayer to God pour monter sur scène, ça pète pas mal, et un bon mix entre morceaux du dernier album et plus anciens. Shellac seront peut-être là l’année prochaine et c’est tant mieux. Chaque année un concert mémorable.
Du coup j’ai raté le début des Pixies, et je n’aurais pas du. La grande scène est tout simplement inaccessible, c’est sur le côté que j’entends Hey et Debaser. Je suis obligé de rebrousser chemin, frustrant car le son a l’air bon.
Je vais donc aller voir Major Lazer, et WOW, au moins ils ne m’ont pas laissé insensible. C’est le moment WHAT THE FUCK ?! du festival. Musicalement rien à dire. Je ne suis pas un grand fan mais le début de chaque morceau met le feu au dancefloor, c’est du lourd. Par contre, sur scène, c’est l’apologie de la vulgarité. Autant Diplo est plutot classe derrière son laptop, mais au niveau du MC c’est du délire. Ca commence soft, et puis deux danseuses en maillot arrivent (la ça va encore), et puis une troisième déboule et hop, simulation de levrette (ok...) et là, pétage de plomb total avec le MC qui escalade un ampli, montre sa bite et saute sur la danseuse allongée sur le dos jambes écartées, façon catch "en plein dans la chatte". La grande classe. Je me barre.
Yeasayer sont en train d’essayer d’égaler sur scène le pitoyable niveau de leur dernier album, et ils y arrivent, chapeau les gars. Même les pépites du premier disque ressemble à de la daube. Quel gachis.
Les Bloody Beatroots, pfffff que dire que dire ? Vraiment pas ma came, pour ne pas dire que pour moi c’est une escroquerie.
Je vais donc me finir devant Diplo débarrassé de son harem, qui met le feu en cloture de ce vendredi soir. Magistral.
1er juin 2010
Festival « Day 1 : The Fall, The XX, Tortoise, Broken Social Scene, Pavement, Fuck Buttons...
Primavera Sound 2010 "Jeudi"
Le Primavera Sound Festival 2010....... c’est déjà fini. Alors que ça vient de commencer. Petit compte rendu.
D’abord les nouveautés. Y’en a pas des masses en fait, si ce n’est le nom des scènes qui change un peu. J’aurais aimé voir la scène Vice revenir sous le panneau solaire, je n’aime décidément pas ce nouvel emplacement, trop à l’écart, trop loin, trop pourri.
J’arrive sur le Forum jeudi vers 19h et ce qui me saute aux yeux, c’est le monde. D’habitude (c’est ma cinquième visite) le jeudi est un peu plus tranquille, et là je me rends vite compte que c’est fini le temps où tu te décides 5 minutes avant un concert d’aller à la grande scène. 2010, faut planifier.
Bref, pas le temps de trop tourner, direction la grande scène (San Miguel cette année) pour The Fall. Entrée en matière alléchante mais très rapidement décevante. Mark E Smith est à l’ouest, le groupe tourne pas mal mais le gourou est dur à suivre. Moyen.
The XX déboulent sur la scène Rayban (la 2ème plus grande) et la foule aussi. impossible de descendre par les gradins, c’est clair qu’il y a vraiment trop de monde cette année. The XX donc... Je fais partie de ceux qui aiment le disque, mais là c’est pas possible. Le son est mauvais (pas forcément de leur faute mais ça aide pas), et je me fais clairement chier. Direction la scène ATP pour Ui. Première grosse claque du festival. 2 basses / batterie et guitare ou clavier, du math rock vraiment classe. Ca y est c’est vraiment parti !
Les 6 scènes amènent forcément des choix et j’ai juste le temps de passer 2 morceaux devant Superchunk. Un peu court pour un avis définitif mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ça "envoie du lourd" et que les fans ont répondu présent. Retour à l’ATP pour Tortoise qui délivrent un concert très agréable. A vrai dire je ne reconnais pas grand chose mais c’est carré, et c’est quand même pas mal la classe. Un passage éclair par la scène de Broken Social Scene (toujours aussi jouissif, même si ça ne dure pas bien longtemps) et c’est parti pour... PAVEMENT !!!
LA GRANDE CLASSE. Entrée sur scène avec Cut your hair et un déferlement de tubes parfaitement exécutés. Le groupe parait très heureux, le public est en extase, le son est niquel, et je vis là ce qui sera très certainement un de mes meilleurs concerts du festival. Un rappel jouissif : 3 morceaux dont Shady Lane et un final sur Stop Breathin’. Magnifique.
Pas le temps de souffler car c’est Fuck Buttons qui enchaine, et ils sont venus pour amuser la galerie. Son surpuissant, il est 3h du matin, et les Olympians, Surf Solar et j’en passe retournent littéralement un dancefloor acquis à leur cause.
Petit passage par Moderat pour terminer, mais je ne m’éternise pas. Problèmes de son, je ne suis pas dedans, et les amis veulent rentrer. Ils ont peut-être raison.