Zelienople "Le beau sinistre"
Fabuleux.
Vraiment.
Certes, Give it up n’est pas un album facilement accessible et il nécessite une certaine volonté de la part de l’auditeur. Après, l’addiction est instantanée et les sensations fulgurantes.
Le son tout d’abord : énorme de réverbération et savament noyé dans le delay et l’écho, véritables instruments pour le groupe. La voix splendide et habitée de Matt Christensen en est magnifiée. Là où Zelienople se singularise radicalement, c’est dans le parti pris d’interprétation de chansons ( ?) relativement sombres avec une forme de sensualité rarement entendue. La lenteur des tempos, l’usage très minimaliste de la batterie et de percussions ainsi que la répétition en boucle de quelques notes choisies certainement pas par hasard font de ce disque un véritable chef d’oeuvre de noirceur inspirée et de beauté pure à la fois.
Le trio de Chicago semble également atteindre le but d’un processus long d’une dizaine d’années et d’une demi douzaine d’albums : avoir trouvé le son parfait pour ce genre de musique.
Plus qu’une recommandation, c’est presque une obligation que de faire écouter ce disque à ses proches. Avec une certaine retenue tout de même. La peur de donner un peu de sa personne tant Give it up me parle.
ps : un bon anniversaire au passage à Pierre, le patron de Rock it to the moon, qui fètera demain son même pas quart de siècle."De quoi ? "vous allez me dire, "Il est jeune putain !". C’est pas faux. "Et comment il fait pour connaître toute cette musique à son age ?". Pour votre information, sachez que Pierre a acheté son premier disque de Shellac quand il avait 2 ans.
Posté par Boog 1 commentaire(s) Commenter
Magnifique ce disque. Je crois que ca va devenir ma bande son officielle de quand je prends le train, et pour longtemps.
Pour le disque de Shellac, j’avais 3 ans.
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