Quand ce mec vous attrape, il vous chope à la gorge et vous postillonne à la gueule en éructant des discours tordus fondamentalement malsains.
Certes, ce n’est pas d’actualité, mais il est grand temps de rattraper une des plus scandaleuse mise sous silence de la fin du siècle précèdent.
1989, New York, un synthétiseur Bontempi ou Casio de base, une boite à rythme utilisée avec un minimalisme revendiqué et déconcertant, une voix improbable et un sampler tout tordu : ça ne vous rappelle rien ? Suicide ? Ouais, c’est ça. Mais avec Deuce Avenue, à l’origine sorti uniquement en France chez New Rose, Alan Vega est tout seul. Enfin presque : Liz Lamere, sa compagne, joue le rôle de Martin Rev. Elle ne copie pas vraiment mais s’inspire plutôt singulièrement. Trois notes par morceaux, le rythme en pilotage automatique, production sèche mais réverbérée, il n’en faut pas plus pour qu’Alan vega excelle dans ses diatribes atroces et géniales à la fois. Et puis, cette putain de fixette sur le rockabilly originel. Mais passé à la moulinette du 3ème millénaire alors.
Alan Vega - Body bop jive (1989)
Entre agression et electro ratiboisée, cet album est complétement hors du temps. Futuriste et complétement ancré dans une vision chère à tous les travaux estampillés Suicide / Vega / Rev, Deuce Avenue est peut être un des disques les plus importants de tout les temps et des nombreuses décennies à venir. On ne doit certainement pas être nombreux à le penser, je le reconnais. La personnalité excessive voire exécrable du créateur de Juke box babe doit certainement atténuer l’impression que dégage sa musique sans concession et dégueulée à la face d’un public potentiel. En gros, c’est : " Si ça vous plait, tant mieux, si vous aimez pas, allez vous faire mettre !"
Alan Vega - Deuce avenue (1989)
A cette époque, Alan Vega s’intéressait de prés au hip hop et Public Enemy notamment : ça se ressent. Mais le ressenti est justement complétement parasité par des orientations et un parti pris radicalement minimaliste et résolument anticonformiste.
Las Vega parano
Marrant le jeu de mot. C’est comme si c’était "Vegas" mais comme le mec s’appelle "Vega", t’as mis "Vega parano". Bien vu.
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Le 25 mars 2010
Las Vega parano
Attends, tu me prends pour Didier Gustin ou quoi ?
C’est tous les jours des heures et des heures d’entrainement, de répétitions interminable des même gestes / formules / tactiques, une hygiène de vie irréprochable ... tout ça dans le but de faire marrer les gens par des vannes et autres calembours ultimes.
Alors oui, effectivement, je pourrais tomber dans la facilité et le graveleux, je pourrais montrer ma bite, ressortir mon vieux coussin péteur, faire des canulars téléphonique..etc... mais non, moi, je tends vers une certaine qualité de la vanne. Et c’est une fierté.
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