Samedi 24 Septembre 2011. Pour sa soirée d’ouverture, le festival Les Internationales de la Guitare, institution locale, a mis les petits plats dans les grands, et nous propose rien de moins que Neil Hannon solo dans les murs de l’opéra Berlioz au Corum. Alléchant.
20h40 C’est dans une enceinte presque pleine que notre impatience va prendre fin. Sur scène, un piano à queue, une guitare sèche, c’est tout. Un discours, un hommage à Georges Frêche, et on passe aux choses sérieuses. L’homme le plus classe d’Irlande apparaît, salue poliment l’assistance et s’installe au piano.
Après un début de set plutôt consacrée à la sortie la plus récente de l’artiste, c’est un florilège de perles pop qui nous est offert (en vrac Our Mutual Friend, An English Lady of a Certain Age, Generation Sex, National Express, Tonight We Fly...). Pourtant Neil Hannon n’est pas au mieux, s’excuse pour sa voix (dont on ne peut pas vraiment dire qu’elle flanche), il est malade. Malgré cela, c’est un véritable régal. Les versions minimales de ces oeuvres volontiers orchestrales en temps normal sont sublimes.
Pendant plus d’une heure et demie, Hannon fera des allers retours entre son piano et sa guitare pour offrir un des concerts marquant de cette rentrée (et de cette année).
Après un rappel durant lequel le public (dont une partie était déjà au Rockstore il y a plus d’une dizaine d’année) réclamera quelques morceaux (I like et Frog Princess) , notre maitre de cérémonie s’efface, et on a pas vraiment envie de retourner dans le vrai monde (mais on a quand même fini découpé au Rockstore, faut pas déconner).