Officiellement, The Radio Dept. existent depuis 1995 après qu’une bande de copains ne forme le groupe à Lund en Suède. C’est pourtant seulement en 2003 que le premier LP, Lesser Matters, arrive après moults changements de line up au sein de la bande.
Rapidement classés "shoegaze" par la presse et un public, l’album reste très confidentiel mais deux évènements vont bientôt booster la carrière des suédois. En 2005 un concert gratuit au Rockstore à Montpellier (splendide) et en 2006 l’utilisation du splendide Keen on boys sur la BO de Marie-Antoinette de Sofia Coppola.
Un mur de guitare et une évocation homosexuelle de haute volée.
"Already dead
So kill my head
There’s a sun in his eyes
It won’t go away
I’m already dead
Why is it I can’t kill my…
He would never sleep
Said I didn’t mind it at all
Made me feel quite cheap
Looking back on it all
Then there was this kiss
He said that he couldn’t resist
And was I aware of what I missed ?
That night I slept on his couch
With my back turned to the wall
Nothing assumed but you know ?
You know…
In the morning we said nothing at all
All I could think of was this
He said that he couldn’t resist
And was I aware of what I missed ?"
Avec Pet Griefs (2006), le groupe poursuit dans une veine shoegaze qui, au final, ne me marquera pas tant que ça.
Et après presque 5 ans d’attente (à vrai dire je n’attendais pas spécialement leur retour), et quelques EP / Singles par ci par là (notamment David, une vraie réussite - et une nouvelle évocation homosexuelle, visuelle cette fois-ci, voir la pochette - qui aurait du me mettre la puce à l’oreille), The Radio Dept. sortent leur chef d’oeuvre.
Car avec Clinging to a scheme, le groupe ne se cache plus derrière des cascades de guitares et d’effets mais emprunte une voie dreampop d’exception. La voix est toujours très aérienne, mais bien plus en avant, plus compréhensible aussi, et c’est tout à leur honneur vu la qualité des paroles en règle générale. Dans un monde parfait (le même que celui de Boog dans le post précédent), Never Follow Suit serait un tube interplanétaire. Et comme j’ai eu du mal à choisir un seul morceau sur ce disque quasi parfait, j’en ai choisi deux.