Dirty Beaches "Apatridie et effacement"

Label : Zoo Music



Dirty Beaches est mort. Stateless , dernière publication d’ Alex Zhang Hungtai sous le pseudonyme qui lui a permis de sortir de sa cuisine et de voyager à travers le monde depuis le mini succés de Badlands (2011 sur Zoomusic), est un album d’effacement total, qui tend à se désagréger en temps réel, un chant du signe sans concession et sans retour.

Alors ouais, on pouvait la deviner cette disparition volontaire à force de dernières productions de plus en plus radicales et abstraites qui s’efforçaient de retranscrire un état introspectif ou l’empathie et la misanthropie se la donnaient sévère, se rendant coup pour coup, pour finir misérables et dans un état lamentable.

Stateless est composé de 4 drones au mixage discret mais savant tant les (la ?) notes semblent s’étirer indéfiniment et sans orientation précise mais dont le pouvoir hypnotique devient addictif sur la durée. C’est sombre, austère et complétement assumé. Fini les samples de Françoise Hardy, fin du suicide.

Viva Dirty Beaches !.


Le 10 novembre 2014, par Boog

Dirty Beaches

Made in Taiwan

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Apatridie et effacement

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