Nos Primavera Sound 2016 "Day 1"


Voilà déjà cinq éditions que Porto accueille la version allégée du grand barnum Barcelonais, devenu la référence mondiale en matière de festival indie, qui ne cesse de grossir et d’impressionner par son attraction tant en terme de public que d’artistes cinq étoiles. Cinq éditions que la formule continue de convaincre par sa mesure, ses conditions idéales, malgré la frustration au moment de l’annonce de la programmation de ne pas voir certaines têtes d’affiche venir garnir un peu le Parque da Cidade.

Si LCD Soundsystem et Radiohead semblaient bel et bien intouchables, les absences de Tame Impala ou John Carpenter (au hasard) laissaient quelques regrets. C’était il y a quelques mois et le temps faisant son affaires, c’est avec le sourire au lèvres qu’on débarque le jeudi 9 juin sur les pelouses de la scène Super Bock pour une soirée d’ouverture rallongée avec l’ouverture de la scène Pitchfork qui restait désespérément silencieuse les autres années. Comme d’habitude, les festivités commencent avec les locaux de l’étape, et pour une fois ce n’est pas pour nous déplaire. Pendant que les uns prennent tranquillement leurs marques dans un site toujours aussi agréable, Sensible Soccers, découverts récemment grâce à une plate forme de streaming, confirment les espoirs placés en eux. Les portugais lancent parfaitement le festival avec leurs expérimentations entre electro et shoegaze.

Mais pas besoin de se mentir, l’attente de ce début de week end repose bien sur les épaules de Deerhunter. Et Bradford Cox et sa bande, déjà vus et entendus à moultes reprises, réussiront quand même à nous surprendre. Le concert délivré à Paloma en novembre dernier nous avait laissés extatiques, le set portugais nous a comblé. Le groupe, épaulé par un percussionniste et un saxophoniste, revisite son répertoire de façon surprenante, injectant une bonne dose de groove dans ce qui s’avère être l’une des meilleures discographies contemporaines. Ce sentiment de pleine réussite ne sera pas de mise avec Sigur Ros qui a visiblement décidé de beaucoup plus miser sur la scénographie que la musique. Les islandais, désormais en trio, en mettent plein les yeux à défaut d’en mettre plein les oreilles. Après une intro inutile, musiciens en sourdines dans une cage de LEDs, le concert peine à démarrer et les moment de grâce d’antan laissent place à des moments de gêne, tant les vocalises de Jonsi semblent omniprésentes aux dépens de la musique, manquant cruellement de profondeur… et de musiciens. Dommage.

La claque de la soirée viendra de Parquet Courts, qui confirme sa belle année après un album très réussi, et un concert survitaminé tranchant nettement avec la léthargie ambiante imprimée aux festivaliers par l’heure islandaise. Animal Collective, comme d’habitude, divisent l’auditoire « c’est génial ». « Ce sont des imposteurs ». J’avoue pencher pour la solution 1, et me sentir un peu seul. C’est toujours délicat d’expliquer pourquoi on aime ce groupe. La phrase qui me revient lors de notre débat hautement animé en plein concert : « on dirait du MGMT sans mélodies et sans refrains ». Et j’imagine que ça me suffit. A aucun moment Animal Collective ne s’adonnera à une harmonie quelconque, une pause pour respirer… Le labyrinthe sonore élaboré par le groupe ne laisse aucun répit, et je comprends tout à fait que l’on puisse préférer rester à l’entrée et attendre que ça passe.

Inutile d’évoquer la fin de soirée, pourtant très prometteuse sur le papier (un enchainement Red Axes / John Talabot, ça ne se refuse pas). Ca avait l’air génial, voilà !


Le 25 juin 2016, par Pierre

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