Fabio Viscogliosi "ânes et lumières. (Interview)"

Label : Objet Disque




Tout inconditionnel que l’on soit de son travail pictural et de ses écrits, on commençait à ressembler un peu aux ânes de Fabio Viscogliosi, à force de tendre l’oreille en espérant percevoir au loin l’écho de ses nouveaux bruits secrets. Le libérateur Rococo vient remettre les pendules à leur presque place. Il y fait très beau temps : doux, léger, clair, onctueux, avec un petit goût de sel. On y retrouve même le chat famélique dont les errances ont jadis été consignées par Fabio dans un recueil titré Da Capo. Le temps d’une chanson littorale, il s’est assoupi dans la gorge de son maître...

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Ton troisième album Rococo paraît cet automne, douze ans après le précédent, Fenomeno. Quels éléments te semblent déterminants dans la décision de faire paraître un nouveau disque, et comment appréhendes-tu le temps qui le sépare du précédent ou du suivant ?

Mes disques sont liés les uns aux autres, peu importe la durée qui les sépare, finalement. Je les peaufine, au-delà de l’urgence de l’époque ou de l’actualité. J’ai été très pris par mes autres activités, livres et dessins, mais je crois toujours à cette idée du disque, au sens physique du terme, le volume qui vient embrasser une période, plus ou moins longue selon les mouvements de la vie.

On imagine que la musique, les chansons ne te visitent pas seulement tous les cinq ou douze ans. Quelle place occupent-elles dans la multiplicité de tes expressions artistiques (dessin, bande dessinée, peinture, installations, écriture) ? Ressens-tu parfois un « conflit d’intérêts » entre ces différentes formes ?

Chaque matériau a des spécificités techniques auxquelles je suis très attaché, j’aime les questions d’établi. Et puis, sous mon apparente nonchalance, je suis très maniaque. Donc, le seul conflit est le temps que je peux trouver au quotidien pour avancer chaque objet selon mes propres exigences. Le dessin est complémentaire de la musique, elle-même reliée à l’écriture, tout ça me semble assez naturel, en fin de compte. Yeux, bouche, oreilles et main. Avec le temps, tout a fini par se rejoindre. Ceux qui me suivent me le signalent de plus en plus, cela me réjouit.

Tu sèmes quotidiennement sur les réseaux sociaux des traces abondantes de ton travail graphique. La musique, autre pratique quotidienne, semble en revanche se nicher dans des recoins moins immédiatement accessibles. Comme si ce médium se trouvait soumis à une autre temporalité, un autre cycle. Et son dévoilement, à une plus grande exigence, presque un cérémonial. Associes-tu la musique, davantage que le dessin, au secret, à l’intime ?

Non, pas particulièrement, les fameux réseaux sont simplement mieux adaptés aux images immédiates, il me semble. Je les utilise littéralement comme un journal qui montre l’avancée de mes dessins et peintures au quotidien. Si je pouvais publier un journal papier tous les jours, je le ferais. J’aime l’idée de la variation que l’on peut observer. En revanche, le taux d’attention semble être beaucoup plus faible dès qu’il faut prendre 3 minutes pour lire ou écouter quelque chose. Donc on fait des disques, pour que les gens les écoutent où et quand ils le peuvent, couchés ou en marchant, ailleurs que sur les réseaux.

Rococo paraît sur le label Objet Disque, qui a également réédité Clic Clac, album réalisé avec Sylvain Koelsch sous l’alias Big Yum Yum et paru en 2002. Qu’est-ce qui t’a séduit dans la démarche de Remy Poncet (Chevalrex), artisan de ce label ?

Précisément, le côté artisanal, et l’enthousiasme communicatif de Rémy Poncet qui a été déterminant dans la parution de ce disque. Le nom de son label résume assez bien la démarche, faire un objet dont on soit fier, contre vents et marées, et qui résiste au temps.

Ta démarche artistique autant que ses fruits semblent marqués par une très grande liberté, affranchis d’un certain nombre de contraintes (air du temps, orthodoxie stylistique, etc.). Existe-t-il néanmoins des contraintes que tu t’imposerais pour chaque disque ?

J’aime qu’un livre ou disque ait sa propre unité, c’est la seule contrainte que je m’impose. Peu à peu, de manière intuitive, les contours m’apparaissent. Je ne saurais pas l’expliquer de manière rationnelle, mais je le ressens très fort, comme un calque qui entoure tout cela, un petit territoire. Des mots, des sons, certains instruments s’imposent peu à peu, j’essaie de les écouter.

Rococo ne frappe pas seulement par sa cohérence, mais aussi par le dialogue qu’il semble entretenir avec tes disques précédents, et la familiarité qui en découle, étrange et immédiate. Cette forme de constance est-elle maîtrisée ou t’échappe-t-elle ?

Encore une fois, tout est très intuitif, je ne prends pas mes disques précédents comme modèles, je me dis toujours que je vais faire quelque chose de nouveau, un peu différent, qui peut-être sera plus réussi. Et puis le naturel revient au galop, on ne peut pas lutter contre.

La chanson qui ouvre ton premier album Spazio est titrée « Quasi nello spazio » (presque dans l’espace). Ce « presque », qui traduit généralement une idée d’approximation, était à l’époque assumé, voire revendiqué. En quoi ton travail pourrait se définir en partie par ce « presque » ? Penses-tu que le « presque » ait fini par devenir une sorte de marque de fabrique ?

J’aime cette idée du « presque », l’esquisse, la tentative, avec ce que ça incorpore de fragilité, de mouvement. Une chanson, un film, un roman, sont des tentatives, humbles et variables, humaines. L’achèvement m’ennuie, je pense que c’est un mythe.

Tu confesses, je crois, un certain goût pour le brouillage des pistes. Est-ce par jeu, ou cela revêt-il une fonction ? (Comme : revendiquer une singularité ? déjouer la logique de cloisonnement et de cases qui prévaut dans le monde de la musique ?)

Oh je ne brouille rien par choix ou par jeu, disons que je fais ce qui me passe par la tête, parce que je ne sais pas faire autrement. J’imagine qu’il y a toujours une raison pour qu’une chose ou une forme m’attire, même si elle a l’air de différer de ce que je connaissais. Je ne comprends pas que l’on veuille adhérer à une case, de manière orthodoxe. Quel ennui, pour quoi faire ?

Tu sembles attaché à l’idée de bricolage, d’assemblage d’éléments épars, de télescopage. Comment ça marche ? À quoi ressemble la notice ?

Oui, le bricolage, c’est essentiel, pour moi, c’est ma religion. Cela me vient de mon père et de mon éducation. Un tableau ou une chanson sont des agencements de formes, un jeu de construction qui incorpore un peu de tout ce qui traîne, au propre et au figuré. Les formes sont celles que l’on accumule au fil de la vie, un petit vocabulaire personnel et subjectif, chacun le sien, c’est ce qui est beau. J’aime bien les notices de montage, aussi, et les livres de cuisine – visuellement parlant, car je cuisine toujours à vue.

L’équilibre est une notion qui apparaît de mille manières dans ton travail pictural. Comment envisages-tu sa traduction musicale ?

L’équilibre peut être littéral – un triangle plus un trait de flûte, par exemple –, ou plus métaphorique. Mais l’équilibre est lui aussi une tentative, il a toujours besoin d’être un peu déséquilibré, c’est à partir de là que les choses deviennent intéressantes. Si on y regarde de près, tout est un peu de guingois, dans mes disques, mais un guingois soigné.

L’équilibre et sa recherche, les accidents possibles et leur évitement fortuit, la présence du danger : autant d’éléments qui convoquent une forme de burlesque, assez présente dans ton univers graphique. Quelle serait pour toi l’expression sonore de cette notion ?

Le titre Rococo traduit un peu cela. Mes héros, Buster Keaton ou Philip Marlowe, étaient un peu rococo, des dandys sérieux et burlesques, tragiques et dérisoires, comme la vie. J’aime cette combinaison, cela déjoue l’emphase des paroles par exemple.

La très belle pochette de Rococo présente une collection de vignettes qui laisse chacun libre d’imaginer son histoire singulière. Serait-ce finalement là la notice évoquée plus haut ?

Oui, un univers composite, où les cases s’agencent, et toutes résonnent avec le titre. Cela produit une sorte de fréquence, une onde un peu bleutée comme le papier de la pochette.

Au moment de répondre à ce questionnaire, te sens tu davantage comme l’âne qui ne sait trop quoi penser d’une ruine assemblée en dépit du bon sens ? Comme le chien qui enquête trop près du précipice ? Comme celui qui promène sa planche sur un chemin sinueux ? Comme une flamme qui vacille ? Comme une boussole déboussolée ? Comme un âne qui raconterait une histoire à une grenouille nicotinomane ?

Un peu de chaque, selon l’heure ou le jour ;)

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Rococo est un terme à la fois très évocateur mais dont le sens demeure assez vague, pour beaucoup. Il semblerait d’ailleurs que les mots t’attirent davantage par leur sonorité, leur forme, leur plastique, que par le sens qu’ils charrient (et qui souvent, nous échappe, comme le vent, dis-tu).

Oui, surtout dans les chansons, je déteste l’emphase, chargée de lourdes intentions. Je prends les mots comme de petits objets, très concrets, avec leurs qualités propres, y compris sonores. Je pense d’ailleurs que c’est ainsi qu’on les utilise dans la vie, il y a certainement des choses que l’on dit, parce qu’au fond on aime le son que ça produit, tout autant que le sens.

Si toutefois on décide de s’attacher au sens, on découvre que le mouvement rococo agrégeait des artistes aspirant à plus de légèreté et de fantaisie, en réaction à des décennies de classicisme austère. Ton disque te semble-t-il aller lui aussi dans ce sens, d’une manière ou d’une autre ?

Oui, au-delà du mouvement Rococo tel qu’il a existé, le terme est devenu générique pour décrire ce que précisément on ne peut pas décrire. « C’est un peu rococo » pourrait être une exclamation, dans un film de Renoir, ou un roman de Boris Vian. Faire sérieusement des choses légères, volatiles. J’aime le classicisme, en peinture, par exemple, pour les éléments fondamentaux qu’il révèle, et qui est le fruit de l’expérience. En revanche, je me méfie de la théorie qui s’auto-reproduit jusqu’à se figer comme du ciment.

Le style Rococo évoque par ailleurs une ornementation assez chargée, voire surchargée, ce qui correspond assez peu à tes chansons. Less is more ?

Oui, toujours, bien sûr. Mais j’ai découvert que le mot est issu de « rocaille », un agencement de cailloux et de plantes, ce qui me parle, puisqu’enfant, je faisais des rocailles avec mes parents. Il y avait un côté jardin miniature, ou zen, dans mon imaginaire. Un peu comme ma musique, il faudrait la ranger au rayon rocaille ;)

À propos du classicisme (sans l’austérité), il me semble que le projet initial tendait vers cela : un disque « classique » de chansons. Tu citais par exemple Sinatra ou Chet Baker (toutes proportions gardées, précisais-tu). L’idée a-t-elle survécu à ce long temps de gestation ?

Oui, dans son format, un disque assez court, cinq morceaux par face de vinyle. Une instrumentation élémentaire, et la voix. Dans l’idéal, les chansons doivent tenir, sans recourir à des effets spectaculaires ou de mode. C’est ce que je m’imagine être un disque « classique », mais c’est aussi une vision fantasmatique, comme toujours. Des éléments impurs viennent se glisser dans ce bel équilibre.

D’un point de vue mélodique, harmonique, autant que pour le traitement sonore, Rococo offre un alliage exemplaire de sophistication et de simplicité. Avec, comme liant, ce que j’appellerais une belle lumière. Cette qualité de lumière s’apparente-t-elle à une sorte de graal ?

Merci, Manuel. Je ne sais pas si c’est un graal, mais on espère toujours qu’un peu de lumière vienne éclairer le relief du paysage. Mon studio est d’ailleurs sous les toits, avec des fenêtres au plafond, je tends toujours un peu la tête vers le haut. Lorsque j’enregistrais « La Plage », il pleuvait au-dessus de ma tête, et j’avais la grippe, la voix éraillée. Je cherchais la lumière, même un mince filet entre les notes.

À ce titre, les superbes arrangements de cordes signés Fred Pallem, qui reste (sauf erreur) le seul intervenant extérieur sur cet enregistrement, s’intègrent de manière très naturelle à tes chansons. Comment est née cette collaboration ? Quel genre d’indications lui as-tu livré, le cas échéant ?

Je lui ai donné des parties de cordes que j’avais jouées sur mes claviers, il a orchestré tout ça de main de maître, jouant surtout sur des mouvements et des inflexions, suivant la voix de manière très subtile, il est très fort pour cela. On a enregistré un quatuor en tout dernier, en une journée, c’était parfait. Après quoi, tout a été mixé par Stéphane « Alf » Briat, qui a merveilleusement joué des espaces entre les différents éléments.

Tu sembles ne pas en faire grand cas, mais l’usage de la langue française dans tes textes apparaît pourtant comme une nouveauté assez notable. Souhaitais-tu t’extirper, d’une certaine manière, du carcan « chanteur italien » ?

Peut-être un peu, inconsciemment, même si le côté italien est perçu de manière positive à mon égard (ce qui n’est pas le cas pour toute la musique italienne en France). J’ai aussi subi l’influence et la proximité de mon fils, Paolo Franco, et de mon neveu (Ventre de Biche), qui à un moment écoutaient beaucoup de rap et d’autres trucs en français, on parlait beaucoup de tout ça. Et puis, c’est la langue que j’utilise au quotidien, ce qui est une bonne combinaison avec mon italien plus onirique. Mais ce n’était pas une décision délibérée, les mots me sont venus comme ça, en jouant, puisque je n’écris pas mes chansons sur une feuille de papier.

Le tropisme italien demeure évidemment, et imprègne l’album bien au-delà de son titre et des trois morceaux chantés dans cette langue. S’agit-il toujours de de revendiquer une identité culturelle, un héritage, une histoire familiale, comme à l’époque de Spazio, où tu comparais ta démarche à celle d’un d’archéologue ?

Avec l’âge, tout cela s’est adouci dans mon esprit, je peux convoquer l’une ou l’autre langue à loisir, avec légèreté. L’écriture de mes livres a aussi contribué à cette émancipation, revisiter l’histoire familiale, tout en s’en libérant.

Ces trois récits (Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit (…), Mont Blanc, et Apologie du slow, tous les trois chez Stock), qui creusaient cette veine « cathartique » des origines, ont donc fait évoluer ton rapport à cette langue. Le besoin de t’en emparer (dans le cadre d’un projet musical) te semble-t-il toujours aussi vif ?

Je suis constitué de ces deux langues, c’est ainsi, il faut s’accepter tel que l’on est. L’italien très musical, le Français plus mécanique. Ce sont mes outils de jeu. A l’époque de Spazio, l’Italien avait pris le dessus, pour des raisons évidentes liées à la disparition de mes parents, je ne me l’étais pas même formulé explicitement, c’était arrivé ainsi et puis voilà. J’étais aussi fatigué par la pop à la française, mimant sans cesse les anglo-saxons. J’avais pris le large du côté de mes origines, qui était un terrain relativement vierge, où tout pouvait arriver.

« Il faudrait vivre en dehors des passions, au-delà des sentiments, dans l’harmonie totale d’une œuvre d’art. Détaché… détaché. » Ce détachement auquel aspire le personnage de Steiner (Alain Cuny) dans la Dolce Vita de Fellini, on croit l’apercevoir dans Rococo, comme dans bien d’autres aspects de ton travail actuel. Quelque chose de l’ordre d’une errance sereine, d’une quiétude contemplative. Une aspiration, pour toi aussi ?

Détaché, je ne crois pas, mais avec fluidité, si possible. Donc je souscris à l’errance sereine. Rococo est un disque d’errance, à proximité de la mer, dans une semi-campagne, antique et contemporaine.

Sur Rococo, les choses, les objets, sont nommés sans être qualifiés, ce qui leur confère une texture et une présence particulières. Impression renforcée par le relief que créent une diction et une « mise en bouche » assez singulières. Dirais-tu que tu peins des chansons ?

Je n’irais pas jusque-là ;) Mais certains mots, à force de les répéter, ce que l’on fait quand on les chante pendant des heures, finissent par se déréaliser, et accèdent à une dimension véritablement étrange, abstraite et singulière, une couleur qui leur est propre. C’est en tout cas l’effet que ça me fait. A la longue, chez moi, la prononciation de l’Italien s’est prolongé dans le français, par porosité. C’est très bien, j’aime les accents bizarres.

Saisons, jours, heures, secondes, mois de l’année ; Rococo regorge de marqueurs d’un temps qui semble s’écouler avec une certaine volupté. Un temps a priori délesté des états d’âme et de l’arrière-plan funeste qui lui sont fréquemment associés, dans le champ de la poésie comme dans d’autres formes d’art. Le temps qui passe : une source d’émerveillement ?

Une source d’étonnement, surtout dans la manière dont on nomme les mois ou les saisons, par exemple, toujours semblables et différents, à la fois. C’est assez étrange, comme processus. Le printemps, qu’est-ce que c’est, exactement ? Un moment, variable et répétitif, comme peut l’être une mesure de batterie ou un mouvement des yeux.

T’arrive-t-il d’être étonné par la réception de tes œuvres ? Redoutes tu l’incompréhension ? L’interprétation erronée ?

Toujours étonné, c’est la règle. Parfois, je suis associé à des choses ou des intentions qui ne sont pas du tout les miennes. Mais c‘est inévitable, non ? Surtout quand on braconne, comme je le fais.

Ta volonté de toucher des gens très différents à travers un travail pourtant sans concession semble couronnée d’un certain succès, du moins chez tes pairs musiciens. Ceux qui jusqu’à présent t’ont approché en vue d’une collaboration (que le projet ait abouti ou pas) appartiennent à des sphères a priori assez éloignées : Françoiz Breut, Vanessa Paradis, Rodolphe Burger, Anton Newcombe… Sur Fenomeno, ton deuxième album, tu avais toi-même invité Amedeo Pace de Blonde Redhead pour une reprise en duo de Lucio Battisti. Quelles sont d’après toi les conditions idéales d’une collaboration réussie ?

Le hasard d’une bonne rencontre, au-delà des prévisions météo et des chapelles. Des tempéraments qui s’accordent. Je crois essentiellement au tempérament, en art, comme en amitié ou en amour. Rien de forcé.

Sur le site d’Objet Disque, on découvre (avec joie et stupéfaction), que le label prévoit pour l’an prochain la sortie d’un autre album, Notte. Ce qui laisse l’espoir d’y retrouver certaines chansons absentes de Rococo, mais aussi, et surtout, celui de te voir t’installer dans le paysage musical de manière moins discrète et discontinue que ces dernières années. Même si on te sait peu friand de l’alternance routinière album / tournée, ce « retour » passe-t-il néanmoins par la scène ?

Possiblement, si les heures sont doublées en 2020 ;)

Pour finir, presque : une petite poignée de disques et de livres qui t’auraient accompagné ces derniers mois ?

Playing piano for dad, par le dénommé H hunt, sur le label Tasty Morsels. W/Love par Infinite Bisous, sur le même label. Le nouvel album de Carla dal Forno. Le premier album de Loving, un groupe canadien. Fa niente, de l’italien Giorgio Poi. Voleva una Hit, de Cristalli Liquidi https://soundcloud.com/bottin/cristalli. Système Magique, un collectif marseillais, qui enregistre cinq morceaux par semaine. https://soundcloud.com/systememagique. Ah, et à l’instant, j’écoute des « Partita" jouée par le violoniste Daniel Pioro. J’ai aussi eu une grosse période Morton Feldman ;)

Pour finir tout à fait : Quelles nouvelles de Fabio sur le front de l’édition, des expos ou des projets d’écriture en cours ?

Mon prochain roman, Harpo, sort chez Actes Sud en janvier. Ensuite, un livre de dessins sortira au printemps, qui s’intitulera Miscellaneous. Et des expositions de peinture en Espagne et aux USA.

(photo 1 : Philippe Lebruman) (photo 2 : Manuel Plaza)


Le 31 octobre, par Manu

Fabio Viscogliosi

ânes et lumières. (Interview)

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