The Go-Go Darkness "Fire walk with me"

Label : Vebeth


"The Icelandic 21st century answer to Lee Hazlewood and Nancy Sinatra". Dans la famille scène islandaise, je voudrais The Go-Go Darkness. Une famille assez rock’n’roll, engagée et qui dérange pas mal, celle qui traine avec quelques autres mauvaises graines du genre. Ici on erre plus dans la vie nocturne et l’excentricité de Reykjavik, clope aux lèvres et quelques grammes d’alcool dans le sang (ou toutes autres substances), le vent glacial nous portant de bar en bar. Les aurores boréales et les baleines ? rien à foutre Pierre.

Derrière ce drôle de nom se cache Henrik Baldvin Björnsson & Elsa María Blöndal. Ils sont donc islandais, si besoin de préciser, et notre ami Henrik Baldvin n’en est pas à son 1er coup d’essai. A l’origine entre autre de Bang Gang avec Barði Jóhannsson, il quitte rapidement le navire pour faire un peu plus de bruit avec Singapore Sling. Pas mal d’énergie à revendre, 4 albums aux influences assez marquées allant de Jesus & Mary Chains au Velvet pour ne citer qu’eux. Une effervescence locale qui s’exporte aux USA, où leur chemin va croiser Brian Jonestown Massacre ou les Raveonettes, et les emmener jusqu’au SXSW ou au Summerstage Festival en plein Central Park. L’Europe attendra trop longtemps que le label berlinois 8mm Muzik ne s’intéresse de plus près à "Taste The Blood Of Singapore Sling" en 2007, sortant une anthologie dans la foulée "The Curse, the Life, the Blood" histoire de rattraper le retard et permettre au groupe d’écumer pas mal de salles dans le reste de l’Europe. Leur dernier album "Perversity, desperation and death" (2009) est une merveille.

Revenons à The Go-Go Darkness, nouvelle escapade intime de Henrik Baldvin Björnsson avec sa complice de longue date cette fois, dans la vie et récemment au sein de Singapore Sling. Evident. Un disque qui se consume sans modération, fort, TRES fort. Moins psyché et poisseux que Singapore Sling, mais sans s’écarter de son sillage, on retrouve cette atmosphère sombre noyée de larsens, distorsions, et surtout les deux voix évasives qui se répondent à merveille pour un album complètement hypnotique. Efficace, beaucoup plus subtil et énigmatique par moment, pour preuve la reprise de It’s just that song (de Charlie Feathers) qui termine l’album dans une rengaine lascive, voix plus éthérée que jamais, digne de figurer dans un bon vieil épisode de Twin Peaks. De quoi ressusciter quelques célèbres duos regrettés effectivement. Une belle réussite, encore, signé sur le label islandais Vebeth. A suivre...

Sur Myspace Vidéo de It’s just that song Label Vebeth


Le 18 mars 2010, par Jerome

The Go-Go Darkness

Fire walk with me

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