Paul White "Notes labiles"

Label : R&S




Shaker Notes ou l’art de la nuance tout azimut. Ici, rien n’est blanc ou noir, bon ou mauvais, beau ou laid, vrai ou faux, ce n’est qu’une histoire de détachement total, de curiosité manifeste et d’éclectisme assumé. Là où le formalisme mercantile et suffisant peut justement formater et maintenir conditionné les esprits peu enclins à la réflexion et qui semblent incapables de considérer un horizon plus lointain que le bout de leur nez, le quatrième album de Paul White arrive à point nommé. Un véritable outrage à l’inertie nombriliste.

L’album débute par une introduction extrémiste d’une trentaine de secondes digne de certains attentats de Throbbing Gristle à laquelle succède le spirituel All we known tout en délicates percussions mélodiques rappelant Mo’Kolours. Where You gonna go et ses vocalises s’enchaine en diffusant de doux souvenirs tripés dans un genre leftfied, tellement anglais. Honey cats et sa guitare grave et réverbérée flirte avec une tentative de mariage pour tous électronique entre rockab’ minimaliste et hip hop psychédélique. Et ainsi de suite jusqu’au onzième et dernier titre du disque. Soit, sans connotation péjorative, de la musique populaire à 360 degrés : expérimentale, planante, organique, dansante et kaléidoscopique.

Shaker Notes sort sur R&S et c’est un super disque. Vraiment.


Le 8 octobre 2014, par Boog

Paul White

Notes labiles

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