Mark Hollis "Mute"

Label : Polydor


Paru fin janvier 1998, ce disque a 20 ans aujourd’hui. A l’image de son contenu (minimal, discret, silencieux, sobre et introspectif), rares sont les mots pour le décrire. C’est super difficile en fait et d’autres chroniques ailleurs s’en sont chargées. Mark Hollis atteint avec cet unique album solo les limites de la création musicale. C’est comme s’il effectuait un repli sur soi radical avec des notes peu nombreuses mais rigoureusement choisies, un feeling proche de l’autisme, une communication diffuse, un murmure en guise de son, un souffle comme signe de vie.

"Should have said so much

Makes it harder"

Cet album est l’ami intime caché de toute une vie. Celui vers qui on revient sans cesse, dans les bons comme dans les mauvais moments. C’est celui qui semble nous comprendre sans justification, sans échange. Qui se contrefout des apparats et des postures. Qu’on ne veut présenter à personne pour garder la relation exclusive. Qui n’existe que pour soi même.

"And I’m home again

But alone"

Comme une échappatoire : se lever tôt un dimanche matin, poser le disque sur la platine, mettre la cafetière en marche, ouvrir une fenêtre et fumer une cigarette, le cerveau encore embrumé de sommeil et entendre cette musique dans la quiétude du boulevard où aucune voiture ne passe plus, à l’heure où personne ne semble vivre. Introspection rédemptrice.

"Mute I walk

Idle ground, westward bound"


Le 24 janvier, par Boog

Mark Hollis

Mute

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