Kwjaz "Plaidoyer pour la désintégration "

Label : Dial


Comment dire ?

En préambule, je dois préciser que ce disque est sorti originellement en 2010 sur cassette par l’intermédiaire de The Bunch Group à 120 misérables exemplaires. Not Not Fun records le réédita sous format vinyle en 2011 puis une nouvelle fois en cd et ça sort ces jours-ci.

Mais ouais, comment dire ?

Cet album est dingue à tous les niveaux : c’est génial, fou, abîmé, brouillé, tordu, fascinant, troublant et brillant (...au concours d’adjectifs, je touche un peu ma bille...). Alors certes, si l’esprit de celui qui écoute ce disque se limite à se toucher la nouille en pratiquant l’étiquetage de genre et sa recherche d’appellation avec des petits noms ridicules, il risque d’y avoir cour-circuit. Je veux dire par là que la musique de Kwjaz explose un peu dans tous les sens et essayer de la définir trop précisément est une erreur. C’est l’exemple typique de musique qui possède un énorme pouvoir d’altération (un peu comme certaines drogues quoi).

Le son est vraiment basse fidélité (really lo-fi , pour ceux qui lisent Pitchfork) et tend à envoyer chier très loin toute notion d’ingénierie sonore avec ces règles et ses limitations sans crédibilité aucune si ce n’est d’apporter encore plus de restrictions et de mercantilisme au milieu musical déjà bien pourri de l’intérieur mais cela n’engage que moi et j’ai l’impression de m’égarer quelque peu...

Ah ouais, le son... Sourd, lointain, presque sans médiums, à dominante de basses fréquences : on dirait le Lee Scratch Perry surweedé période Black Ark produisant une improbable collaboration entre Ariel Pink, Sun Ra et George Clinton. Vous imaginez un peu ? Non ? Tant pis.

La musique a été créé un peu comme une mix-tape. Soit deux faces (ou plages pour les amoureux du compact disc qui aiment bronzer ... hein ?...), remplies de séquences enchainées les unes après les autres dans des ambiances différentes et quelques fois diamétralement (cf ouiquipédia pour le lecteur qui communique exclusivement avec Twitter) opposées. On y entend du jazz étrange venant d’une galaxie éloignée, des ambiances cosmiques à faire passer Klaus Schulze pour Eurythmics, du funk complétement timbré et irrespectueusement détourné, d’autres trucs complétement indéfinissables, et le tout bien évidement cocote la spécialité de l’horticulture jamaïquaine.

On n’est pas très loin de Sun Araw parfois. En vraiment plus barré et encore plus ouvert. Kwjaz, c’est Peter Benders en fait, qui collabore également avec Rangers (autre larron de Not Not Fun) et son cerveau fonctionne de manière bizarre.

Ovni ultra jouissif.


Le 27 août 2013, par Boog

Kwjaz

Plaidoyer pour la désintégration

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