Primavera Sound 2010 "Samedi"


Dernier jour. Les organismes sont fatigués. Le mien particulièrement.

Atlas Sound pour commencer. Que demande le peuple ? Qu’il joue plus longtemps peut-être. Parce que Bradford Cox étale toute sa classe (et tout son album ou presque) sur la scène Pichfork et c’est encore une fois l’une des plus belle prestation du festival. Seul à la guitare, il enchante un public qui reprend un choeur ses plus beaux morceaux. Une batterie est là, mais elle ne servira à rien. Une guitare et des pédales (de guitare), ça suffit.

Et puis là c’est le temps mort. The Slits ont du mal à me convaincre, et puis c’est le début de la purge Florence & the Machine. Je n’ai pas compris. Elle chanterait en français on l’appellerait Mylène Farmer. Je m’emmerde sec.

Je vais donc me placer dans les gradins pour attendre Grizzly Bear. Les américains n’ont pas convaincu tout le monde mais j’ai eu exactement ce que je voulais. Là où certains ont vu quelque chose de mou, de chiant, j’ai vu quelque chose de délicat, de très beau, de léché. Oui, Grizzly Bear peuvent exaspérer dans leur quête de perfection pop (oui Boog...) mais le truc, c’est que très souvent il s’en approchent vraiment. J’ai eu des frissons sur Knife et ça a suffit à mon bonheur. Et puis en ce samedi soir, je n’en demande pas plus.

Changement d’ambiance pour No Age. Point de recherche de perfection pop, ça déménage et c’est parfait. Grosse découverte pour moi avec ce groupe qu’on m’avait tant vanté et que je n’avais jamais vraiment écouté, je vais corriger ça tout de suite. Un trio surpuissant avec un batteur / chanteur incroyable.

Parfait pour reprendre un peu d’énergie avant le concert JOUISSIF de Liquid Liquid qui se chargent de transformer la scène ATP en dancefloor géant. Une basse et des batteries / percu (SOLO DE CLOCHE !). Le groupe un peu remis en selle par DFA ces dernières années prouve qu’il n’a rien à envier aux jeunes qu’il a enfanté. On dirait du ESG. C’est énorme.

Je suis tellement scotché que je décide d’attendre pendant le changement de plateau, je zappe tout le reste et j’attends Ben Frost. Ce n’est peut-être pas le moment idéal pour écouter cet islandais d’adoption et ses bidouillages ambiant / noisy mais je passe un très très bon moment.

Ca sent la fin et je me dirige vers la scène Pitchfork pour The Field qui m’avaient tellement plu aux Airwaves. Ca commence electronica et puis c’est le rouleau compresseur habituel. Machines / batterie / basse suffisent à retourner un dancefloor. La classe scandinave.

Et comment ne pas finir un Primavera avec DJ COCO !!! L’espagnol se fait son egotrip chaque année. Il cloture son propre festival, il ne sait pas vraiment mixer mais qu’est ce qu’on s’en fout. C’est ambiance rockstore (ou n’importe quel club rock de n’importe quelle ville) puissance mille ! Il enchaine (enfin il les enchaine pas vraiment en fait) les tubes pendant que le soleil se lève, et les quelques milliers d’irréductibles pensent déjà à l’année prochaine.

Merci DJ COCO, merci à mes amis pour ces trois jours géniaux, et quoi qu’il arrive, on sera là en 2011.


Le 5 juin 2010, par Pierre

Primavera Sound 2010

Jeudi

Primavera Sound 2010

Vendredi

Archives

Radio Clapas "Emission #26 (25/07/2017)"

Spéciale Brazil Invité : Flo Sanchez Tracklist : 1. Edu Lobo - Crystal illusion 2. Os Mutantes / Rita Lee - Baby 3. Erasmo Carlos - Saudissimo 4. Antonio Carlos (...)

Lire l'article


Radio Clapas "Emission #25 (04/07/2017)"
Radio Clapas "Emission #24 (27/06/2017)"
Julien Marchal "Oubli"
Royal Blood "Méchanceté gratuite"

NOTRE SELECTION