Cough Cool / Johnny Hawaii "Surfin’ on the moon"

Label : Hands in the dark


Alors oui, pourquoi écrire un mois après sa sortie un petit article à propos d’une cassette, tirée à 100 exemplaires et déjà sold-out à ce jour ? Hein, pourquoi ?

Et bien voilà :

D’une part, j’ai mis un certain temps à me tirer les doigts du cul, certes, et puis entre deux changements de couches, quelques siestes par ci par là, les commentaires magiques de Xavier Gravelaine pour les matchs de la coupe de ligue sur France 2/3, une paire de spliffs, la météo qui n’est plus vraiment ce qu’elle était au XXème siècle, les défections d’Hervé Morin - l’homme qui a connu personnellement Jesus Christ- et de Jean Pierre Chevènement - en AVC permanent depuis 1998, la reprise de Top chef et j’en passe, j’ai un peu manqué de temps. Toutes mes excuses pour ce manque de réactivité.

D’autre part, parce que c’est Hands in the dark records qui sort ça (en collaboration avec Atelier Ciseaux & La Station Radar ). Ouais, il est maintenant temps de faire l’éloge de la ligne éditoriale jusqu’ici parfaite de ce micro label hautement intègre et résolument indépendant. En une toute petite dizaine de sorties de choix ( Death and Vanilla , Stag Hare , Cankun , Sacred Harp ...), il s’affirme déjà comme une sorte de Not Not Fun records à la française. Soit, du très beau boulot.

Ensuite parce que j’ai toujours aimé les cassettes. Qu’elles soient chrome ou pas d’ailleurs. Et puis elles sont un peu les ancêtres du téléchargement illégal quoi.

Enfin parce que les deux musiciens qui se partagent ce split, Cough Cool et Johnny Hawaii (1 face chacun) méritent bien plus qu’il n’y parait. Sur la face A, l’américain Cough Cool nous délivre une musique parfaitement maladive, entre euphorie envapée et mauvaise descente : c’est parfois crade et ça racle dans les coins ( Horrible , le bien nommé), d’autres fois c’est une mélodie évidente de simplicité salopée par une ambiance sur-réverbérée et saturée qui renvoie pas mal de monde dans le genre jouer aux billes ( Sup girls in the sixties ). Le dernier titre, Disney again est une petite merveille de charme. Excellent exercice de style finalement très personnel.

Et puis la face B de Johnny Hawaii. Une vraie claque pour moi. Pourtant c’était pas gagné pour le garçon : originaire de Marseille, la patrie du pastis -la boisson des piches, et de la cité radieuse de Le Corbusier. Qui a déjà passé une soirée alcoolisée avec des étudiants (anciens ou actuels) en architecture pourront peut être me comprendre, mais je ne m’étendrai pas plus, c’est personnel, et puis j’ai pas le temps (voir début d’article). Retour à Johnny : un mec qui intitule un de ces morceaux Drivin’ down the beach (smokin’ weed in your car) mérite le plus profond respect. Sa musique transpire de soleil et d’herbe : de la musique de surf espiègle et joliment déglinguée. C’est bon comme tout. The lonely smurfer serait logiquement un tube dans un monde sans blaireaux. Here she cosmos now et son sample du V.U fait un bien fou et me rappelle le meilleur de Panda Bear.

Un putain de manifeste du Do It Yourself . On n’est jamais mieux servi que par soi même.

ps : pour toute réclamation d’ordre géographique ou autre, merci de contacter le service relation client de Rock it.


Le 4 février 2012, par Boog

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