Ólafur Arnalds "Le virtuose"
Depuis son remarquable et seul véritable album Eulogy for Evolution en 2007, Ólafur Arnalds traine le rythme infernal d’une merveille ou plus par an dans la plus grande discrétion. Ok, le monsieur a ceci-dit tourné avec Sigur Ros en 2008, on a connu plus discret.
Dernière merveille en date, le projet aventureux Found songs et ses très intimes compositions quotidiennement offertes sur internet.
A télécharger ici
Ólafur devient petit à petit un des artistes majeurs de la scène islandaise, ou en tout cas un des plus intéressants, avec la paire Jóhannsson, Jóhann et Bardi. Ce dernier ne s’y est pas trompé et travail actuellement avec lui sur le prochain Bang Gang. Miam.
En attendant, Dyad 1909 n’est pas un nouvel album mais une composition pour un ballet (russe et inspiré par Sergei Pavlovich Diaghilev pour être précis) commandée par un certain anglais Wayne McGregor. Et si j’en vois déjà certains bailler dans leur coin en flairant de nouveau l’ennui, ce Dyad 1909 est peut être justement l’occasion de vous réconcilier avec Ólafur Arnalds. On reconnaît certes immédiatement son empreinte, mais l’essence même de sa musique classique très épurée et mélancolique est ici tourmentée avec violence et erre dans une atmosphère sonore lointaine, donnant du début à la fin une tournure très grave à ce disque.
On attend sa petite merveille de 2010 avec impatience.
Ólafur Arnalds - Brotsjor (2009)
Ólafur Arnalds - …Og Lengra (2009)
Ólafur Arnalds
Erased Tapes
The Sky May Be Falling...but the stars look good on you (Un documentaire sur Ólafur)
Ólafur Arnalds
Ambient "Dream machine (#1)"
Ouais, on est quelques uns à Rock it à bien kiffer la musique sans beat (rires gras...).
Et comme on est sympathique et généreux, vous trouverez ci-joint un petit mix d’une demi heure de nappes, de drones, de modulations super lentes, de petits bruits bizarres noyés dans l’écho et d’ambiances planantes. Et toujours sans beat, bien sûr (re rires gras...).
Dream machine 1 (Janvier 2010)
télécharger Dream machine (#1)
1 - Lissom : Downpour (Dragon’s Eye / 2009)
2 - Loscil : Stratus (One / 2005)
3 - Austere : Crystil (Hypnos / 2002)
4 - Aus : esnow (kesh / 2008)
5 - Sawako : long long time ago (kesh / 2008)
6 - Linga Sarira : 7xxxxxVxxxxx1 (U-Cover / 2008)
Et puis c’est tout.
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Ambient
Deakin "Deakin déconne en Afrique"
Il a plusieurs noms (Deakin, Deacon, ou Josh Dibb), une lubie (l’Afrique), quelques remix récents connus pour le compte d’Animal collective (dont l’excellent Love like a sunset de Phoenix), et une absence totale de tous les sets d’Animal Collective depuis la grosse déferlante de Merriweather Post Pavillon.
Retour sur son premier concert en solo au Point Ephémère :
un concert quasi parfait en cinq morceaux. Cinq seulement. Qui m’ont fait immédiatement penser à ceux d’Atlas Sound, mais avec une humilité qui fait chaud au cœur (ca doit être l’Afrique ça). Il est donc seul sur scène, il mixe parfaitement, aime sa guitare passionnément et on se dit que c’est même mieux que les derniers lives d’Animal Collective. Rien que ça.
Ça se finit, trop tôt, mais il s’en excuse et c’est déjà pas mal. il dit qu’il revient en mars (avec Panda Bear, idée de génie non ?) avec des nouveaux morceaux.
Maintenant, il faut écouter les cinq extraits qui suivent, sans titre et sur aucun myspace, qui viennent du live enregistré juste avant celui du point éphémère.
Émotion du premier post.
Deakin - sans titre 1
Deakin - sans titre 2
Deakin - sans titre 3
Deakin - sans titre 4
Deakin - sans titre 5
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Deakin
Liars "Un léger passage en force"
Dans ma liste des "meilleurs groupes du monde si je dois en citer un sans réfléchir là tout de suite", Liars est un de ceux qui reviennent le plus souvent.
Sisterworld, leur cinquième album, sortira en mars. Petit focus sur un groupe magistral.
Novembre 2000, Angus et Aaron, deux étudiants en art, déboulent à New York et répondent à une petite annonce. Ils rencontrent Pat et Ron. Angus sera le leader, Aaron prendra la guitare et fera les programmes de la boite à rythme, les deux autres à la basse et à la batterie. Après un enregistrement qui ne durera que deux jours à l’été 2001, c’est la sortie de They Threw Us All in a Trench and Stuck a Monument on Top - le ton est donné (alors qu’a ce moment là aux USA, le 11 septembre est un jour comme un autre). Cet album très punk est l’un des plus dansants de l’année, les paroles sont des plus acides.
Liars - Grown men don’t fall in the river, just like that
Everybody in / his or her own life needs a hobby, / Fills the voids that working late create / (...) We can win / Can you hear us ? / We’ve got our fingers on the pulse of America / (....) Not too political enough to discover / Wake up / You’re a person on fire ! ...
Malgré cette énergie punk, le dernier morceau de ce premier opus laisse présager de la suite. Il se termine sur une boucle de plus de 30 minutes dans une ambiance complètement flippante. Peut-être trop flippante pour Pat et Ron qui désertent, remplacé par le batteur Julian Gross. Le trio s’embarque alors dans l’enregistrement de They Were Wrong, So We Drowned avec David Sitek (TV on the Radio) dans une forêt du New Jersey. Ambiance. Beaucoup moins punk, beaucoup plus expérimental. Liars s’inspire de légendes sur les sorcières, et parle de concept album.
Liars - We Fenced Other Houses With The Bones Of Our Own
Marre de New York, direction Berlin, et enregistrement du chef d’oeuvre Drum’s not dead. La presse parlera encore immédiatement de concept album, à croire que le groupe est tellement difficilement classable qu’il sera cantonné aux concepts albums jusqu’à sa disparition. En tout cas on touche du doigt la perfection. C’est tribal, c’est aérien, les percussions sont bien évidemment au centre de tout ça, c’était il y a quatre ans et je ne m’en suis pas remis. Puisqu’on est dans les tops, je mets ce disque dans mon top 3 de la décennie.
Liars - It Fit When I Was a Kid
Retour aux USA et enregistrement de l’album éponyme en 2007. Et comment dire ? Le génie réside parfois aussi dans des choses simples, comme par exemple appeler "Liars" l’album parfait pour découvrir Liars. Les fans ne seront surement pas d’accord, ce n’est en général pas leur préféré, mais quelle porte d’entrée merveilleuse pour le novice. Toutes les ambiances précédemment citées se retrouvent ici pour le disque surement le moins barré du groupe.
Et donc 2010. Et Sisterworld. Pour tout vous dire, je l’écoute en boucle depuis ce matin, mais je vais attendre un peu, ce sera l’occasion de vous reparler de Liars. En attendant, un titre en téléchargement libre sur le site du groupe.
http://www.thesisterworld.com/
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Liars
Sleepyard "Music for rocking chair"
Etrange et cool à la fois, Future lines, le 4 ème album des norvégiens de Sleepyard, est la substance idéale pour atteindre une sorte de légère torpeur contemplative et sereine. Le parfait spliff un peu.
Drones plannants, suggestions psychédéliques et mélodies inspirées se superposent tout au long des 12 titres invitant souvent à la rèverie. Les voix se font plutôt discrètes - seules Saturation et Bionic Exercice (splendide comptine à mi chemin entre le mantra et la ritournelle pop) sont véritablement chantées - et se joignent parfois tout en finesse à la musique sous forme de choeurs aériens proches de ceux que pouvaient faire les Beach Boys. Même la basse "étouffée" caractéristique de Brian Wilson peut s’entendre à certains moments (Roll the Dice). Mais au delà des influences, Future lines dégage véritablement une sensation d’inspiration singulière et libérée. La beauté simple de One Pristine Morning avec ses chants d’oiseaux, ses accords et notes de piano à tomber par terre, et ses arrangements discrets et précis en est peut être le meilleur exemple.
La participation de Sonic Boom à cet album ne surprend pas et devrait interpeller ceux qui ont aimé Highs, Lows and Heavenly Blows de Spectrum tant au niveau de l’ambiance que du feeling général. C’est cool et flottant.
Une petite merveille de douceur qui sent bon la weed.
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Sleepyard
Danny Saul "Un conte d’hiver"
Echappé de Liondialer, duo dans lequel il officiait avec Greg Haines, Danny Saul n’est pas là pour amuser la galerie. Des EP’s pour tater le terrain et un album (Harsh Final). Magique.
Moins expérimental et noisy qu’auparavant, le mancunien surprend ici par son songwriting et sa voix. Your Death, impeccable morceau d’ouverture, véritable bijou. Une intro accoustique en guise de (longue) introduction vers une ambiance cotonneuse. Comme dans un rêve. Ecoutez et admirez.
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Danny Saul
Brooks "A song for the soul (#5)"
Ca démarre par une espèce de bug autour d’arpèges hachés provenant d’une guitare acoustique, puis une clarinette aux consonances moyen-orientales joue quelques notes envoutantes et ensuite un beat minimaliste et électronique s’installe. Enfin la voix, douce et aérienne, arrive et finit de confirmer la grâce de ce Bedbugs, quatrième titre du second album de Brooks sortit en 2004 sur le label Soundslike de Mathew Herbert, RedTape.
Depuis, plus aucune nouvelle.
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Brooks
Talk Normal "Le chant des sirènes d’alarmes"
Attention, pas d’emballement non plus. Tout reste à faire. Disons qu’il s’agit plus ici d’attirer l’attention sur un potentiel encore au stade du balbutiement. Et d’évacuer immédiatement toute connotation hype puisque cet album ne me plait pas vraiment mais m’interpelle tout de même.
Sugarland, premier album de Talk Normal sorti sur Rare Book Room en novembre dernier, agresse, crisse, hurle, sature, déchire et râpe. Adeptes d’un style néo No Wave typiquement New Yorkais - avec ce que ça comprend de prétention arty un chouïa casse couilles quand même- Sarah Register et Andrya Ambro , les deux membres du groupe, sont encore empreintes de références conceptuelles trop marquées, d’après moi, par Lydia Lunch et les premiers travaux sonores des Swans par exemple, mais on sent, comme disait Robert Chapatte, qu’elles en ont sous la pédale. Comme peut en laisser paraître l’excellent morceau çi-aprés.
In Every Dream Home A Heartache
Et puis elles ont surtout pour elles, le fait de renvoyer jouer aux billes les, par exemple et c’est gratuit, largement et inexplicablement surestimés A Place To Bury Stranger, d’un point de vue bruit pur, même si musicalement ça n’a rien à voir, on est d’accord. Disons qu’elles font pas semblant et ne se cachent pas derrière 28 000 pédales d’effets.
Bref, ça fait mal aux oreilles et ça caresse pas dans le sens du poil. Mais ça se touche encore un petit peu trop. A suivre.
ps : Meilleurs voeux.
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Talk Normal
News "A year in music"
Fin d’année rime avec Grande Vadrouille, foie gras, champagne, grand mère, cadeaux, bêtisiers en tout genre ET classement ou "top". On ne pouvait échapper à la règle.
Voilà les albums et EP qui nous ont fait vibrer cette année. Pas d’ordre particulier : 11 albums et 7 EP, la dream team. J’en profite pour introduire Laure (oui, une fille) qui rejoint l’équipe rock it to the moon. 2010 sera féminin et gnangnan (elle a failli caser Phoenix).

Fuck Buttons - Tarot sport
HTRK - Marry me tonight
Real Estate - s/t
Atlas Sound - Logos
Zelienople - Give it up
Subway - Subway II
Kings of Convenience - Declaration of dependance
Ben Frost - By the Throat
Broadcast & The Focus Group Investigate Witch Cults Of The Radio Age
Animal Collective - Merriweather post pavilion
The Warlocks - The mirror explodes

Epic45 - In all the empty houses
Spacemen 3 / Wooden Shjips - Big city (demo) / I believe it (Spacemen 3 cover)
The Brian Jonestown Massacre - Smoking acid EP / the "ONE" EP
Spectrum - War Sucks EP
Animal Collective - Fall be kind
Olafur Arnalds - Found songs
Deerhunter - Rainwater cassette exchange
ET AUSSI !!!!!!!!!
LE Podcast 2009 Rock it to the moon Notre compilation de l’année (pas forcément des morceaux issus de ce top d’ailleurs, on aime vous surprendre).
1. Spectrum - War sucks
2. Lotus Plaza - Sunday night
3. Best Coast - Sun Was High (So Was I)
4. Sin Fang Bous - Carry Me Up To Smell Pine
5. Sleepyard - Saturation
6. Girls - Lust for life
7. The Mantles - Don’t lie
8. Dan Deacon - Snookered
9. Animal Collective - Daily Routine (Phaseone Remix)
10. Gus Gus - Add This Song
11. The Brian Jonestown Massacre - Tempo 116.7 [Reaching for Dangerous Levels of Sobriety]
12. Papercuts - Future Primitive
13. Danger Mouse & Sparklehorse - Everytime I’m With You (feat. Jason Lytle)
14. Glen Johnson - My Horror Mask
15. Hannu - Valtameri
16. Tim Hecker - Sea of Pulses
A bientot
Jérome, Boog, Laure (un peu), Pierre.
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News
Vic Chesnutt "1964 - 2009"
Triste nouvelle pour finir 2009. Vic Chesnutt n’est plus des notres. Vic Chesnutt s’est suicidé. Lui qui réglait ses comptes avec la mort dans son dernier album...
Salut l’artiste et merci pour ces disques et ces concerts inoubliables.
Vic Chesnutt - Flirted with you all my life
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Vic Chesnutt
Kid Congo & the Pink Monkey Birds "I’m cramped !"
Il devait faire dans les moins mille degrés celsius ce samedi 19 décembre 2009 à Montpellier. A l’intérieur de la salle de la TAF, il faisait beaucoup plus chaud et ça sentait un peu l’homme qui transpire - et la femme aussi.
Sur scène, le génial Kid Congo - ancien Cramps, Gun Club et Bad Seeds... et ouais, je sais, ça calme - et son énorme groupe The Pink Monkey Birds. Costards impeccables, attitude magnifique de décontraction très professionnelle, guitares submergées de réverb’ en open tuning et section rythmique surpuissante de précision et de groove énervé. Kid Congo en pleine forme nous a gratifié d’un monstrueux concert de rock’n roll fondamental et blindé de classiques (Sex Beat du Gun Club, I’m Cramped des Cramps...). Au final, la comparaison avec un Mark E Smith qui aurait toute ses dents, qui serait plus latino que mancunien, et dandy plutôt qu’alcoolique, n’est absolument pas fortuite.
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Kid Congo & the Pink Monkey Birds
The Brian Jonestown Massacre "Rien à foutre"
L’islande semble avoir du bon sur Anton Newcombe.
Déjà, My Bloody Underground, sorti en 2007 et qui avait laissé perplexe voire dans l’incompréhension un certain nombre d’amateurs du BJM (pas moi), transparaissait d’une musique complètement libérée et désinhibée, certes au détriment du song writing. Plus véritablement de chansons mais des espèces de magma sonores un peu fous et détraqués, qui personnellement me faisaient crier au génie. Mon petit côté toxique certainement.
Pour the "ONE" EP, splendide teaser du trés prochain Who killed Sergeant Pepper ? (re-génie) - sortie prévue pour Janvier 2010- c’est le même esprit, les mêmes drogues et une meilleure production. Puissance dix mille. Futur grand disque sous influences.
Rock’n roll.
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The Brian Jonestown Massacre
Animal Collective "Quand y’en a plus y’en a encore"
Animal Collective n’aura jamais autant fait parler qu’en cette fin de décénie. Les grincheux voient en eux des imposteurs faussement arty dont les fans forment une secte, mais une grande partie de la presse spécialisée a trouvé en ce groupe la formation la plus excitante des années 2000. La vérité est probablement entre les deux.
Toujours est-il qu’après un album propulsé en tête des tops alors que l’année 2009 venait de commencer (Merriweather Post Pavilion), Animal Collective continuent d’impressionner avec un EP magnifique : Fall be kind.
Alors que leur discographie commence à prendre des allures de catalogues, Animal Collective n’en finissent plus d’enregistrer, de tourner, de collaborer, et de nous régaler. En témoigne ce What would I want ? Sky sur lequel tout ou presque a été dit... 10/10 chez pitchfork, un sample parfait des Grateful Dead, un moment de grace.
Animal Collective - What would I want ? Sky
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Animal Collective
Zelienople "Le beau sinistre"
Fabuleux.
Vraiment.
Certes, Give it up n’est pas un album facilement accessible et il nécessite une certaine volonté de la part de l’auditeur. Après, l’addiction est instantanée et les sensations fulgurantes.
Le son tout d’abord : énorme de réverbération et savament noyé dans le delay et l’écho, véritables instruments pour le groupe. La voix splendide et habitée de Matt Christensen en est magnifiée. Là où Zelienople se singularise radicalement, c’est dans le parti pris d’interprétation de chansons ( ?) relativement sombres avec une forme de sensualité rarement entendue. La lenteur des tempos, l’usage très minimaliste de la batterie et de percussions ainsi que la répétition en boucle de quelques notes choisies certainement pas par hasard font de ce disque un véritable chef d’oeuvre de noirceur inspirée et de beauté pure à la fois.
Le trio de Chicago semble également atteindre le but d’un processus long d’une dizaine d’années et d’une demi douzaine d’albums : avoir trouvé le son parfait pour ce genre de musique.
Plus qu’une recommandation, c’est presque une obligation que de faire écouter ce disque à ses proches. Avec une certaine retenue tout de même. La peur de donner un peu de sa personne tant Give it up me parle.
ps : un bon anniversaire au passage à Pierre, le patron de Rock it to the moon, qui fètera demain son même pas quart de siècle."De quoi ? "vous allez me dire, "Il est jeune putain !". C’est pas faux. "Et comment il fait pour connaître toute cette musique à son age ?". Pour votre information, sachez que Pierre a acheté son premier disque de Shellac quand il avait 2 ans.
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Zelienople
Slowdive "A song for the soul (#4)"
En 1991, l’Angleterre regorge de talents. Chris Waddle qui fait le bonheur de l’OM, pendant que d’autres font de la musique. La scène shoegaze propose une disque par semaine et Slowdive ont la mauvaise idée de ne pas sortir leur meilleur album tout de suite. Just for a day ne parvient pas à convaincre la critique, très injustement d’ailleurs. L’OM perdra en finale, et Chris Waddle va se barrer.
En 1993, la britpop ne va pas tarder à exploser et Slowdive sortent leur premier chef d’oeuvre Souvlaki... Mauvais timing. L’OM gagne en finale, mais Chris Waddle n’est plus là.
Slowdive apportent leur touche mélodique aux saturations habituelles, et surtout deux voix douloureuses au service de textes irréprochables. Carton plein.
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Slowdive
Fuck Buttons "Sweet noise from Fuck Buttons"
Une tuerie (Street Horrrsing), et pas mal de tympans crevés à travers le monde ont fait de Fuck Buttons le duo chéri de la critique et de la scène vaguement noise / psyché / drone / mon cul sur la commode des années 2000.
Grosse attente donc pour leur deuxième album. Changement de producteur (après John Cummings de Mogwai, Andrew Weatherall). Et une bombe en guise de teaser. Surf Solar a mis tout le monde d’accord et nous a mis l’eau à la bouche.
Et puis Tarot Sport est arrivé, et tout le monde en a très vite parlé (aujourd’hui, il faut parler de tout mais surtout en parler très vite, même si on a pas vraiment écouté l’album c’est pas grave, on en a parlé).
Ce nouvel album est vraiment pas mal. La grande question c’est "ouais mais pas rapport au premier ?". Ben je sais pas. Je dois avouer qu’en général, je décroche un peu, là ou le Street Horrrsing passait comme une lettre à la poste, MAIS, le duo a eu le génie de placer en milieu d’album le morceau qui nous scotche et qu’on se repasse 10 fois d’affilée : Olympians.
Rien que pour ce titre l’album en vaut la peine, un des morceaux de l’année :
PS : dimanche soir à la TAF / Secret Place (Montpellier) Sleepy Sun en concert. Allez-y !
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Fuck Buttons
Red House Painters "A song for the soul (#3)"
Evil, très grande chanson triste extraite du troisième album de Red House Painters en 1993, est certainement un des trucs les plus bizarres que je connaisse. À 4’48 le morceau pénètre la 4ème dimension et fout carrément la frousse. De quoi s’agit-il exactement ? De voix d’enfants trafiqués ? Du diable en personne ? En tout cas c’est super malsain et psychiquement dérangé.
J’ai un peu lâché l’affaire par la suite, mais je ne peux que conseiller les 5 premiers albums du premier groupe de Mark Kozelek.
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Red House Painters
The Fiery Furnaces "Discrétion assurée"
Gallowsbird’s Bark, Blueberry Boat, Rehearsing my Choir, EP, Bitter Tea, Widow City, I’m Going Away sans oublier un merveilleux live. Combien de groupes seraient prêts à tuer pour afficher une telle discographie ? Plein. The Fiery Furnaces se sont emmerdés à tout écrire, tout enregistrer, et tout le monde (ou presque) s’en branle.
Mais il n’est jamais trop tard, alors ceci est un appel : messieurs dames, écoutez les Fiery Furnaces !! Vous ne savez pas par quoi commencer ? Prenez la discographie dans l’ordre. Tout est bon.
I’m Going Away (pourtant souvent présenté comme l’album le plus accessible du groupe) aura probablement la même destinée que ses grands frères. La critique dira que le groupe est toujours aussi inspiré et inventif, les fans (car il y en a quelques uns quand même) seront ravis, et diront que c’est le meilleur depuis un moment (ils disent ça pour chaque album), et les autres passeront à côté. Tant pis pour eux.
Mon casse tête est de sortir un morceau pour illustrer cet article tant ce disque fourmille de pépites. Pourtant, on a toujours l’impression que Matthew (le frère) et Eleanor (la soeur) appliquent la même recette... Mélodies irrésistibles, morceaux foutoir, l’illustre Deschamps comparait un album des Fiery a un labyrinthe, c’est exactement ça. On se ballade, on se perd, on revient en arrière, on se retrouve, on s’amuse. Cette musique est tellement difficile à décrire que je ne vais pas m’y attarder. Contentez-vous d’écouter et d’apprécier.
The Fiery Furnaces - Staring at the steeple
The Fiery Furnaces - Keep me in dark
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The Fiery Furnaces
Peter Wright "An angel fell..."
"Peter Wright is a true veteran of the experimental scene, hailing from New Zealand with a catalogue that goes back over a full decade." Le décor est planté. Découvert avant un concert de Stars of the Lid, je n’avais pas pris le soin de me plonger dans son imposante discographie, un peu perdu, Yellow Horizon en reste mon seul souvenir. C’est déjà ça. Par contre je m’en veux profondément aujourd’hui, car à l’écoute de ce An Angel Fell Where the Kestrels Hover j’ai le sentiment d’être passé à côté de quelque chose. Absorbé, absence de 50 mins à sa 1ère écoute, plongé dans un environnement obscur parsemé ici et là de lueurs passagères. Une expérience musicale à la fois captivante et tragique.
Peter Wright - London Is Drowning... (2009)
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Peter Wright
White Rainbow "Transe et hamac"
Putain, mais qu’est ce que je fous là ? Et c’est qui tous ces nains qui dansent comme des martiens agités de spasmes disproportionnés en hurlant comme des tarés "Mais comment fait Robert Wyatt pour jouer de la batterie depuis son accident ?" Ils sont complètement cons ou ils ont fait une insolation sous acide ?
... hmmm...
... excusez moi...
...recadrons...
Ah oui, la musique... Adam Forkner’s, originaire de Portland dans l’Oregon et pote de Bradford Cox (Deeratlas) et Honey Owens (Valet), s’est visiblement amusé comme un petit fou à faire ce disque. Quatre titres, soixante cinq minutes et des poussières. Ici règnent la transe et le psychédélisme plus ou moins cool et libre. Composés autour d’un loop qui sert de base et de prétexte à une répétition infinie, les morceaux s’étendent et s’étoffent des minutes durant pour définir un espace libre de tout cloisonnement particulièrement hypnotisant.
Boucles rythmiques parfois tribales, guitares ultra psychédéliques, synthé analogiques, effets en pagaille et mantras éthérés constituent le programme de New Clouds, le second album de White Rainbow pour kranky.
Très réussi et à Rock it to the moon, on kiffe.
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White Rainbow
Son of Rose "Voyage au bout de la vie"
Préparez vos valises.
A l’origine autant un projet sonore que visuel, All in, le quatrième album de Son of Rose, est un fantastique voyage à travers l’ambient et le drone. Les différentes sonorités synthétiques, plus maîtrisées les unes que les autres, modulées ou pas, semblent avoir été le fruit d’une longue et mûre réflexion. Le résultat atteint une profondeur et une magnificence rare.
La musique de Karam Sadeghi (Monsieur Son of Rose) fait l’effet d’une surpuissante anesthésie sur l’auditeur où, paradoxalement, le cerveau serait stimulé et assailli par une multitude d’affects artificiellement provoqués. Imaginez vous dans un état second au milieu d’une station Total sur une aire d’autoroute déserte à 3 heures du matin avec à vos côtés le terrifiant Bob de Twin Peaks bercé dans les bras de la sensuelle et bizarre Charlotte Gainsbourg d’Antichrist et vous aurez une idée de l’atmosphère que dégage ce disque.
C’est la première sortie d’un nouveau label, Blanket Fields, à rapprocher de Low point recordings, Home Normal et autres Dragon’s eyes recordings.
Super.
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Son of Rose











Un léger passage en force
Dans ma liste des "meilleurs groupes du monde si je dois en citer un sans réfléchir là tout de suite", Liars est un de ceux qui (...)
